Edito

Editorial « Saint Michel 2016 »

En juin 1944, les paras du 2°RCP du colonel BOURGOIN sautent sur la Bretagne occupée. Avant leur départ, l’aumônier du régiment distribue à chaque membre du détachement une médaille à l’effigie de Saint Michel. Celle-ci deviendra leur signe de ralliement pendant les combats de Saint Marcel.

Le 22 décembre 1946, avant le départ du 1ier RCP pour l’Indochine, le père JEGO aumônier du régiment, termine son homélie, en la cathédrale de Bône, par ces mots « et par Saint Michel, vivent les parachutistes ! ». Quelques mois plus tard, à HANOÏ, le même père JEGO, accompagné des pères MULSON et CASTA proposent que Saint Michel soit officiellement désigné comme patron des parachutistes. Un dossier officiel de demande est alors transmis au Vatican.

Le 13 juin 1948, la première cérémonie officielle qui consacre Saint Michel comme Patron des parachutistes se déroule en la cathédrale d’HANOÏ, en présence du colonel SAUVAGNAC, du drapeau du 1ier RCP et de nombreux fanions de bataillons et compagnies parachutistes.

Deux années plus tard, en 1950, toujours à HANOÏ, une poignée de parachutistes du 3ième BCCP, sans doute inspirée par Saint Michel, décide, après les terribles combats de CAO BANG de venir en aide aux familles des morts et disparus. L’Entraide para est née. Elle s’étend très rapidement à l’ensemble des troupes aéroportées, en particulier après DIEN BIEN PHU.

Aujourd’hui, c’est le même esprit qui anime les parachutistes : accompagner les familles de ceux qui tombent sur les théâtres d’opération, en service ou par maladie, soutenir nos blessés et leurs familles et aider nos camarades, jeunes et anciens, victimes des accidents de la vie.

La grande famille parachutiste n’a pas été épargnée depuis le début de l’année 2016. Alors au moment où dans les régiments, les Amicales et les Associations, nous allons fêter notre Saint Patron, n’oublions pas :

– les onze parachutistes en activité qui ont rejoint Saint Michel depuis le début de l’année,

– celles qui ont perdu un mari ou un compagnon et qui sont seules avec leurs enfants,

– ceux qui, malades ou blessés, souffrent dans leur chair ou dans leur âme mais luttent avec « force et courage »,

– ceux qui, sur les différents théâtres d’opérations, extérieurs ou intérieurs, sont engagés pour assurer la sécurité de notre pays.

C’est, sans aucun doute aussi, le bon moment, pour que circule autour des tables le béret du para afin qu’on puisse continuer à dire que l’Entraide n’est pas un vain mot et que…

….« PAR SAINT MICHEL VIVENT LES PARACHUTISTES » !

Général de Division (2S) Yves JACOPS

président de l’Entraide Parachutiste