Edito

Editorial « Saint Michel 2017 »

La Saint Michel,

C’est l’occasion

 … d’un saut en parachute, souvent saut « de curé », sans gaine qui récompense de tous les autres effectués chargés comme une mule, par une météo pourrie, si possible de nuit,

…d’épreuves sportives, parfois un peu « folklos » qui permettent aux compagnies de se mesurer dans un sain esprit d’émulation, du moins c’est ce que disent les chefs !

…de faire la fête avec les copains, avec les Anciens qu’on voit arriver légèrement voutés, les cheveux un peu longs, le béret parfois maladroitement fixé sur la tête mais qui, dès le premier chant retrouvent leur âme de vingt ans,

…de se souvenir de ceux qui nous ont quittés, toujours trop tôt…

C’est également l’occasion de puiser la force nécessaire

…en opération, pour surmonter la peur, la fatigue, la chaleur ou le froid, pour affronter le danger et accepter d’aller jusqu’au bout de son engagement, comme vient de le faire un sous-officier du 13ème RDP mort au combat pour la France quelque part au Levant, entre Irak et Syrie, quelques jours avant la Saint Michel,

…dans les combats du quotidien pour surmonter la blessure du corps ou de l’âme, l’infirmité, la maladie ou l’isolement,

C’est enfin l’occasion d’approfondir le sens de notre engagement

… qui a fait qu’à 20 ans, nous avons choisi d’être parachutiste, sans d’ailleurs trop réfléchir,

… et que cinquante ans plus tard, nous appartenons toujours à cette grande famille parce que nous croyons à l’esprit para fait

         …de disponibilité, d’audace et de fierté mais aussi d’abnégation et d’humilité,

         …de cette camaraderie forgée par l’attente interminable auprès des avions, le passage de la même porte, le poids de la même gaine et, à l’ouverture du parachute, le sentiment de dominer le monde !

Alors au moment où dans les régiments, les Amicales et les Associations, nous allons fêter notre Saint Patron, n’oublions pas :

– celles qui ont perdu un mari ou un compagnon et qui sont seules avec leurs enfants,

– ceux qui, malades ou blessés, souffrent dans leur chair ou dans leur âme mais luttent avec « force et courage »,

– ceux qui au Mali, en Irak ou face à la Pyramide du Louvre sont engagés pour assurer notre sécurité.

C’est, sans doute, le bon moment également, pour que, pendant nos agapes, circule le béret du para pour qu’on puisse continuer à dire que

« PAR SAINT MICHEL VIVENT LES PARACHUTISTES » !

En hommage à un régiment parachutiste disparu…